Chers,

Cette semaine, vous n’avez pas publié de remembrances. Nous ne saurons pas si vous ne vous souvenez de rien rien, ou si vous ne vous rappelez que des choses inavouables. Je crois que je vous préfèrerais pudiques qu’amnésiques.

Vous n’êtes pas pour autant restés silencieux, vous m’avez missivé ceci :

  • Vous m’avez soupçonné d’avoir inventé l’histoire de la semaine dernière. À quoi je réponds qu’on invente toujours ce dont on se souvient (et que parfois, on se souvient de ce qu’on invente).
  • Vous aimez les excellentes nouvelles. Mais qui donc aime les mauvaises ? Plutôt pas de nouvelles : bonnes nouvelles.
  • Vous inventez le çvr (mais tout çmr est, par vocation au moins, un çvr).
  • Vous me dites : « Ces testicules réveillent chez moi une nostalgie… ».
  • Puis vous maudissez les correcteurs orthographiques qui ignorent Raymond Queneau.
  • Vous m’assurez qu’il n’existe pas de fourmi de dix-huit mètres, ou tout au moins, qu’elles ne portent pas de couvre-chef. Mais ne le soupçonnions déjà.
  • Vous m’envoyer voir les fourmis ici.

Cette semaine,

L’amour et la haine
me rappellent
la nappe et le gaz

La semaine prochaine, une seule chose nous manquera.


Aucun rapport avec ce qui précède, mais les Gmörks reparaissent. C’est mon voisin d’en face qui les dessine. Parfois, je le vois à sa fenêtre, observer ce qui se passe chez moi. Si je fais un truc à ce moment-là (éteindre la lumière, investir dans l’immobilier, grossir), je vérifie le lendemain que le gmörk du jour en fait état. J’espère qu’on ne me reconnais pas.