Chers,

Une semaine pleine de vous. Quelques reflets déformés, projetés à travers mes verres colorés sur une surface ondulée :

  • Il y en a un qui m’écrit qu’il ne m’écrit pas, mais qui a de bons motifs. Il s’écrit un mot d’excuse, que j’accepte.
  • Il y en a une qui pense qu’un morceau de musique vaut bien une petite balance. Mais comment comparer une musique qui reste et entête avec une balance qui manque ? Et comment peser ?
  • Il y en a une qui a conservé les outils, c’est le bricoleur qui fait défaut. Lamartine ajoutera un vers ou deux pour les conséquences qu’il a négligées.
  • Il y en a une qui disculpe Gudule et incrimine les lutins. Craignez leurs représailles !
  • Il y en a une qui m’écrit pour me dire que…
  • Il y en a un qui soutient que « Maintenant c’est plus pareil. Ça change, ça change… »
  • Il y en a qui ne connaissent pas Gudule.

Là voici donc :

Et puis, il y a vos remembrances sur ce qui manque, un écho tardif sur l’amour et la haine. Que vous en dire ? Ce sont des souvenirs, c’est passé, c’est actuel, c’est douloureux ou c’est anecdotique — mais ce ne sont pas des confidences : c’est de la littérature.

Cette semaine, nous secouerons les bébés, malgré l’injonction du corps médical de n’en rien faire :

Un cahot
me rappelle
un arceau

La semaine prochaine, je dévalise les mots, les mots-valises.