Chers,

Il est arrivé, par le passé, que je vous invite à visiter le blogue de Myriam. Aujourd’hui, je n’ose, par modestie, vous proposer de suivre ce lien. Je n’en fais donc rien.

J’y ai laissé un commentaire qui, à la relecture, me semble plutôt obscur. Il cherche à expliquer qu’un souvenir n’est fait que de quelques traits, de quelques taches, c’est un tableau imprécis mais compact dans la mémoire (la photographie serait trop encombrante). On complète le souvenir à son insu quand on le ravive, en inventant tous les détails supprimés pour lui rendre la matière du vrai ; il est impossible alors d’y distinguer un fragment de la réalité enregistrée autrefois des textures appliquées à l’instant. De là, la fragilité des témoignages et les souvenirs divergents. Je ne suis pas sûr que cette nouvelle explication soit plus claire…

Une autre lectrice m’invite à me taper la tête contre les murs, pour raviver la mémoire, dit-elle. Je m’en souviendrai.

Suite au çmr de la semaine passée, aucun commentaire sur la pizza, mais trois sur l’enthalpie ! Vous êtes surprenants.

Cette semaine, en publiant mon çmr, je réalise que je ne suis pas un écrivain : je ne fais jamais d’autographes et ne signe que mes chèques.

Un chèque
me rappelle
comment je suis devenu quelqu’un

La semaine prochaine, nous magnifierons les petits plaisirs.