Chers,

Sur le dernier çmr, vous ne m’avez rien dit. Quand vous m’écrivez à-moi-rien-qu’à-moi, j’aime assez crypter mes réponses pour que l’un/l’une d’entre vous se reconnaisse dans quelques lignes qui, pour tous les autres, resteront hermétiques, comme un poème involontaire.

Aujourd’hui, je vous offre donc une absence cryptée, que nul n’entend et où ne se reconnaissent que les chats de Cheshire.

Nous avons reçu un commentaire, pas une remembrance, mais un « moi-aussi », comme il les appelle : c’est là. J’ai reconnu dans son image d’un mur en nougat géant ceux de ma chambre, plâtre nu portant la marque des colles anciennes.

Avant d’en venir au çmr de la semaine, un mot sur le billet quotidien que propose Manu Causse. Chaque matin, il dépose dans ma boîte (et, je le soupçonne, dans d’autres aussi) la description d’une photo érotique qui n’existe sans doute pas, et qu’il nous conduit à composer nous-même, faute d’image. J’aime beaucoup. Chacune est suivie d’instructions pour se désabonner ou propager, que j’aime assez aussi. Aussez. Faites-moi signe si vous voulez.

Enfin, le souvenir du dimanche en cours :

Un flacon interminable
me rappelle
des poissons et des femmes

La semaine prochaine, je vous rappellerai les bonnes manières.