Chères, chers,

Vous vous émûtes, le délai vous inquiète, mon retard vous alarme. Mes excuses, mille. C’est que je suis parti vivre un peu, dans des contrées où les ondes ont autre chose à faire qu’à transporter les çmr. J’en ai profité pour concevoir quelques jms : les « je m’en souviendrai ».

  • Je m’en souviendrai, de « l’itinéraire charmant » choisi par mon GPS pour aller de Toulouse à Céret, avec un rallongi final de vingt kilomètres conclu par un demi-tour.
  • Je m’en souviendrai, de cet hôtel « avec deux piscines » qui ne sont en fait que deux bassins hors sol, du ton que prenait la tenancière du lieu pour nous dire « là, ce sont les toilettes, là, la douche, et là, votre chambre », nous annonçant par là-même que les lieux d’aisances étaient communs. Et de la lunette qui s’est cassée dès que j’y ai posé les fesses aussi, je m’en souviendrai.
  • Surtout, je m’en souviendrai, de l’exposition de Riera i Aragó au musée de Céret. Il y a longtemps que je n’ai rien vu qui m’emporte autant. Courrez-y. De l’air, de l’eau, quel beau génie !

Au courrier cette semaine ?

  • Des insultes, S me traite de vil menteur.
  • Une ponctuation double (?), et en latin !
  • Une ponctuation triple (…), et en romain !
  • Une évocation d’Henri Salvador (et alors ? et alors ? et alors ? Hé hé !)
  • Une question sur l’aujourd’hui.

Je vous rassure donc : les çmr se poursuivent, ce sont les hasards des ouiquennes hostiles qui s’enchaînent.

Et je vous inquiète aussi : il faudra bien que cela s’arrête, bientôt sans doute. Trois ans, trois mois, trois jours, se taire avant la redite.

Vos remembrances partagées sur le blogue : la Vespérale Estelle part à la recherche du temps perdu.

Cette semaine enfin :

Un ami qui dort
me rappelle
un logo bicolore

Et la semaine prochaine : honte à moi !