Chères, chers,

Vous m’envoyez bien des fleurs pour l’enterrement. Nous manquerons de vases, nous planterons tout ça sur la tombe des çmr (pour les plus distraits : petite célébration chez moi le 17 septembre, dînette et remembrance, confirmation par courriel au préalable, si vous ne l’avez pas utilisez le lien “Contactez-moi” depuis le site).

Et que vous remembrâtes-vous ? Un journal photocopié (c’est inexact, on avait droit à l’offset).

À part ça ?

  • Vous me remerciez pour les livres des autres (que ne me remercie-t-on du mien ?)
  • Vous lisez un livre de Gabriel Josipovici (que ne lisez-vous le mien ?)
  • Vous me dites que j’ai redonné sa richesse à votre quotidien (que n’est-ce le mien, de quotidien, qui s’enrichisse de la vente de mes livres ?)
  • Vous avez pour livre de chevet Bouvier, Michaux, Borges… (que n’est-ce mon livre sur votre table de chevet ?)

C’est ainsi, l’orgueil des auteurs est tel qu’ils voudraient qu’en considérant leur talent si grand, eux-mêmes passent pour modestes.

Mon orgueil, justement, en prend un coup cette semaine.

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me rappelle
que j’avais mon nom partout

La semaine prochaine, il en prend un autre.

Et ce sera la fin des çmr.